Messe du 3 juillet 2019, cathédrale saint Louis des Invalides, Paris.

Mot d’accueil de M. Stéphane Chmelewsky

 Il nous faut sans doute faire effort d’imagination pour entrer dans l’atmosphère qui régnait dans cette église il y a 70 ans jour pour jour. Sur ces bancs étaient assemblées les familles de Français dont un membre était tombé sous les balles de l’occupant au Mont Valérien ou au stand de tir de Balard et qui devaient à Franz Stock les derniers mots, les objets personnels des condamnés, et jusqu’au lieu, normalement tenu secret, de leur inhumation. Ces français, que divisaient profondément leurs  convictions politiques et philosophiques, ces français qui voyaient alors le futur de notre pays  sous des couleurs si différentes, avaient unanimement réclamé et obtenu qu’un hommage soit rendu le 3 juillet 1949 à l’abbé Franz Stock, qui avait apporté un peu d’humanité dans les circonstances tragiques qu’ils venaient de traverser. On sait ce que fit Franz Stock pour la réconciliation franco-allemande, on sait son plaidoyer en faveur d’une Europe unie et en paix, on sait moins qu’il arriva, même de façon posthume, même momentanément à réconcilier les français entre eux.

Je salue donc, au nom de l’association des Amis de Franz Stock, tous ceux que cette cause réunit ici ce soir 

Je remercie le diocèse aux Armées, le Gouverneur militaire de Paris et le Gouverneur des Invalides, ici présent, qui ont autorisé la commémoration de cet événement sur les lieux mêmes où celui-ci se produisit. Faut-il rappeler à cet égard que les armées ont été historiquement à l’origine de la création d’un séminaire derrière les barbelés , d’abord au Rivet en Algérie ,puis au Coudray près de Chartres, à l’initiative des deux officiers généraux qui se succédèrent à la tête de l’inspection générale des prisonniers de guerre de l’axe ? L’.aumônerie militaire de l’époque joua également un rôle essentiel . Elle sut, en dépit d’immenses difficultés, enrôler dans ses rangs l’Abbé Franz Stock bien sûr, mais aussi l’ancien prieur de l’abbaye bénédictine de Beuron en Allemagne, Dom Raphaël Walzer, directeur spirituel d’Edith Stein.

Et cet esprit perdure puisque dans le diocèse aux armées d’aujourd’hui .successeur de l’aumônerie militaire catholique, une des premières promotions du séminaire aux armées n’a pas hésité à prendre le nom de promotion France Stock.

Je salue le Ministre Conseiller de l’Ambassade d’Allemagne à Paris.

Je salue les parlementaires, les autorités civiles et militaires : les représentants du Ministère des Affaires Etrangères, du Ministère des Armées, de la municipalité de Chartres.

Je salue les représentants d’associations : Compagnons de Saint-François, Institut Marc Sangnier, Aide à l’Eglise en détresse, Mémoires du Mont-Valérien, Fédération des Associations Franco-allemandes

Je salue nos amis allemands qui ont traversé le Rhin pour cette occasion : ceux qui veillent sur les terres où Franz Stock vit le jour, le Maire d’Arnsberg, et le président du District d’Arnsberg. Et naturellement tous les représentants de notre association-sœur allemande, le FSK.

En un temps parfois difficile, et pour la construction européenne, et pour les relations entre la France et l’Allemagne, gardons les yeux rivés sur Franz Stock et efforçons nous de faire en sorte que les générations actuelles puissent s’inspirer de sa mémoire et de son témoignage.

 

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